http://www.liberation.fr/culture/0101601092-le-penseur-des-mondes-perdus
il travaille d’arrache-pied à la bibliothèque publique de New York, où il découvre des fonds ethnologiques très riches et entame sa thèse sur les Structures élémentaires de la parenté. «Je me suis senti assez vite homme de cabinet plutôt qu’homme de terrain»,
Lévi-Strauss ne rentre à Paris qu’en 1947. Quelques années plus tard, il refuse un poste à Harvard : «Je savais que j’appartenais par toutes mes fibres à l’Ancien Monde ; irrévocablement.»
En 1955, Tristes Tropiques marque un tournant : le professeur Lévi-Strauss, justement reconnu par ses pairs universitaires et chercheurs, devient un écrivain et savant mondialement connu. Ecrit à la demande de Jean Malaurie, lui-même ethnologue et directeur de la jeune collection Terre humaine, l’ouvrage tranche avec les précédents par son style et sa liberté de ton. Convaincu, après deux échecs au Collège de France, qu’il ne ferait pas de carrière universitaire, Claude Lévi-Strauss a accepté de «repenser ses aventures» et «d’écrire pour une fois sans précaution».
En 1962, dans la Pensée sauvage, il montre combien «la pensée à l’état sauvage, florissante dans tout esprit d’homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu’elle n’est pas cultivée et domestiquée pour accroître son rendement» n’a «rien de désordonné ni de confus», mais qu’au contraire, «partant d’une observation du monde qui témoigne d’une minutie et d’une précision stupéfiantes, elle analyse, distingue, classe, combine et oppose»
la musique, qui a été sans doute sa plus grande passion. Il voit un lien évident entre les mythes et la musique. Selon lui, «les structures mythiques préfiguraient à l’état latent les formes musicales»
jueves, 17 de diciembre de 2009
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